LE DÉFI !



Un de mes plus gros défis dans ma transition à la photographie numérique fut d’établir ma limite et jusqu’où mon seuil de tolérance allait devenir dans le post-traitement de mes images. Faut comprendre que venant d’un monde argentique, mes seuls outils disponibles à moi était un agrandisseur et des filtres. On pouvait manipuler la densité, la balance des couleurs, le contraste (N&B) et on avait à notre disposition des techniques pour créer certains effets (le vignettage me vient à l’esprit avec un carton coupé en ovale). Est-ce que je viens de trahir mon âge…lol ?


Si la photographie de nature est en train de me réapprendre quelque chose, c’est que nous photographions des sujets qui sont libres d’interprétation. Chaque personne à sa vision personnelle et c’est correct comme ça. Quand j’ai fait ce virage numérique, j’ai vite réalisé que mon coffre d’outils venaient de grossir d’une façon très significative. Photoshop, Lightroom, Nik, et tous la panoplie de logiciels qui existent sur le marché présentement. C’est à se perdre la tête. Mais ça ne réglait pas mon problème, je ne savais toujours pas où était ma limite.


Un après-midi, je discute de mon défi avec un ancien collègue de travail. Étant lui-même un peintre, il m’a fait vite comprendre l’approche du tableau blanc. À moi d’avoir la liberté de créer l’image qui m’inspire. Pour certains, la photographie est définie comme être un témoin et de documenter un moment précis qui reflète la réalité. Loin de moi de vouloir partir ce débat interminable mais j’ai appris après toutes ces années que d’exprimer ma vision personnelle devient très libérateur et me permet sortir en dehors de ma zone de confort. Quel beau moyen de réinventer sa photographie. Les graminées ordinaires deviennent soudainement plus belles une fois filtrer dans notre traitement interne. Bien entendu, il y a une partie de moi qui va encore continuer de présenter mes images dans leur contexte car il y un temps et une place pour chaque chose. Mais maintenant, les œillères viennent de prendre le bord quand je sors en nature.


Exprimez-vous, soyez créatif et ne vous laissez pas influencer par ce qui est « normalement » accepté. C’est votre vision !


Bonne journée.


É.

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